Zwift et Peloton, le cyclisme virtuel ?

Zwift et Peloton, le cyclisme virtuel ?
Photo by Aditya Wardhana / Unsplash

Il pleut des cordes dehors, le vent hurle, et vous, bien au chaud dans votre salon, vous pédalez comme un possédé en affrontant un peloton de champions du monde entier. Zwift et Peloton, ces deux stars du cyclisme virtuel, transforment votre home-trainer en machine à rêves (ou à cauchemars, selon la pente). Mais au fond, est-ce du vrai sport ou juste un super jeu vidéo pour geeks en lycra ? On va plonger dans le sujet sans se prendre la tête, avec un œil sur les gadgets, les sensations et les fous rires assurés.

D'abord, zoom sur Zwift, le roi incontesté du virtuel cycliste. C'est pas juste une appli, c'est un univers entier où vous créez votre avatar – genre un mini-vous en version cartoon, avec casquette et cuissards fluo. Vous connectez votre home-trainer via Bluetooth ou ANT+, et hop, vous voilà sur Watopia, un monde fictif avec des routes sinueuses, des cols qui piquent et même des volcans en éruption (virtuellement, hein). Le truc génial ? Ça simule le dénivelé pour de vrai si vous avez un trainer smart : vous sentez la pente qui monte, et l'aspiration en peloton qui vous file un coup de boost. J'ai testé, et franchement, suer en grimpant Alpe du Zwift virtuel, c'est presque mieux que le Tour de France – au moins, pas de voiture qui klaxonne derrière.

Les modes ? Infinités. Roulez solo pour explorer les mondes inspirés de Londres, New York ou Watopia, suivez un plan d'entraînement (y en a plus de 1000, du débutant au pro), ou mesurez votre FTP – cette fameuse puissance seuil qui dit si vous êtes un diesel ou un sprinteur. Mais le clou du spectacle, ce sont les courses en ligne. Inscrivez-vous via l'appli Companion (sur phone, elle sync en live avec votre ordi ou tablette), choisissez votre niveau (A pour les beasts à 4-5W/kg, B, C... jusqu'à E pour les tranquilles), et bam, vous voilà en battle mondiale. Chat en direct, meet-ups avec des pros comme Mathieu van der Poel qui squattent parfois les rides, et même des drops de sueur à collecter pour customiser votre garage virtuel. Oui, vous gagnez de l'XP par km (20 points le km !), débloquez des vélos cosmiques et des tenues ridicules. C'est addictif, je vous le dis.

Et Peloton dans tout ça ? Ah, Peloton, c'est le concurrent chic, plus axé cours collectifs et ambiance studio. Pas besoin de home-trainer fancy au départ : leur vélo indoor (le Peloton Bike) est une bête à 2000 balles, avec écran géant intégré, résistance auto-réglable et leaderboards en live. Vous suivez des classes live ou on-demand menées par des instructeurs charismatiques qui hurlent 'Allez, on pousse !' pendant que du beat électro vous porte. Moins de mondes ouverts que Zwift, plus de motivation forcée par la foule virtuelle qui pédale avec vous. Peloton brille pour le running aussi (avec leur tapis), et l'éco-système est béton : app mobile, chaussures shoes+ pour tracker cadence, et même des badges à collectionner. Mais attention, c'est plus cher à l'entrée – abonnement 39€/mois, et le matos qui va avec.

Zwift, c'est gratuit au téléchargement (abonnement 15€/mois après essai), compatible avec n'importe quel trainer connecté (Wahoo Kickr, Tacx, Elite...), et hyper social : directionnez votre avatar pour drafter mieux (nouveau feature qui montre où le vent virtuel souffle le moins), donnez des 'Ride On' à vos potes, et progressez en analysant watts/5s, 1min, 5min, 20min. Avec le Zwift Hub One ou le nouveau Click sur guidon, vous changez de vitesse virtuellement sans lâcher les barres. Peloton mise sur l'expérience premium : metrics précises (sortie de puissance, cadence), playlists Spotify intégrées, et une communauté US-centric mais grandissante en Europe.

Est-ce du vrai sport ? Ben, ça dépend. Physiquement, oui à 100% : vous cramez les calories, boostez votre VO2max, et les pros l'utilisent pour s'entraîner (Van der Poel en est fan). Zwift a ses courses eSport officielles, avec prize money, et des qualifs pour des events physiques. Mais mentalement ? C'est du game : power-ups, niveaux, drops... Ça rend l'indoor fun, alors que pédaler sur un trainer muet, c'est la mort assurée. Pas de pluie, pas de circulation, juste du pur effort mesuré. Critique ? Ça manque parfois de réalisme total (le drafting est approximatif), et si votre WiFi lâche, c'est la loose. Mais globalement, c'est la révolution : finies les sorties solo chiantes, bonjour les duels endiablés à 3h du mat'.

Comparons les bêtes en mode fun :

  • Zwift excelle pour les purs cyclistes : mondes infinis, compètes free-for-all, gratuité relative. Parfait si vous avez déjà un vélo et un trainer.
  • Peloton, c'est pour les motivés par le coaching : classes gamifiées, hardware tout-en-un, vibe CrossFit mais à vélo.

Les deux cartonnent en hiver – imaginez Paris sous la flotte, et vous qui grimpez le Ventoux virtuel en short. Tech-wise, Zwift supporte plus de capteurs (HR, cadence, vitesse), Peloton intègre Apple Gymkit pour seamless sync.

Mon verdict perso ? Si vous kiffez la compet' et l'exploration, Zwift. Si vous voulez du pep talk et un vélo qui clignote, Peloton. Les deux font du cyclisme virtuel un vrai sport – parce que suer pour de vrai en battant un Allemand à 3000km, ça forge le mental. Et bonus : zéro risque de puncture ! Lancez-vous, mais attention, l'addiction guette. Votre home-trainer va devenir votre meilleur pote (ou pire ennemi). Allez, à vos pédales !

Pour démarrer : téléchargez Zwift sur PC/Mac/iOS/Android, pair votre matos (vidéos tutos partout), et rejoignez un ride C pour tester. Peloton ? Achetez ou testez en gym. En 2025, avec les nouveaux Zwift Click et Kickr Core 2, c'est encore plus fluide. Roulez, progressez, rigolez – le virtuel, c'est l'avenir du vélo.

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